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Jean Michel Alquier

Jm alquier

 

De 1870 à nos jours et sur cinq générations, cette propriété appartient à la famille Alquier située à Faugères. Dès 1910 les grands-parents de Jean-Michel ont augmenté sa superficie pour qu’en 1955 Gilbert Alquier, le père de Jean-Michel commence à entreprendre un long et fastidieux travail de restructuration à savoir, planter en 1962 les premières Syrahs à Faugères. Cépage noble qui donnera quelques années plus tard l’élégance et la finesse aux assemblages réalisés.

" Dans une société où la vulgarisation et le marketing occupent au quotidien toujours plus de place, l’idée est de retrouver la signification du mot " authentique ". Ce mot prend tout son sens dans la mesure où le vin est tout le contraire d’un produit standardisé dont la destination première est d’être reproductible et de correspondre à des normes de dégustation afin de plaire au plus grand nombre. Le vin étant par essence le fruit d’une subtile alchimie associant le climat et le sol. Le travail de l’homme, du vigneron devra transformer, sublimer ce que lui apporte années après années, le ciel. L’évolution technique étant utilisée à bon escient, afin de ne pas interférer avec la spécificité du terroir et de préserver ainsi les particularités de chaque millésime. Faire toujours en sorte que le beau et le bon s’associent de manière à assurer l’harmonie, l’équilibre, la distinction et enfin le plaisir. " Jean-Michel Alquier.

Le vignoble planté à 340 mètres d’altitude au-dessus de la mer Méditerranée, est abrité au Nord par 5 ha de bois de chênes verts, mais il est venté par la Tramontane à l’Ouest. Des coteaux exposés Sud-Est, on peut apercevoir au soleil levant la montagne de Sète, au Sud le Mont Saint Loup du Cap d’Agde et enfin à l’Ouest le Mont Canigou souvent enneigé. Cette situation peu commune reste un site très particulier. La campagne belle et sauvage, aux nombreuses variétés de fleurs et de plantes des garrigues ravit l’oeil au printemps et enivre les sens en été de ces multiples odeurs. Thym, lauriers, menthe sauvage, extraordinaires genêts odorants.

Prolongement de l’étroite bande du versant Sud méditerranée, le sol où sont plantés les ceps de vigne est composé de schistes gris, cailloutis et éclats feuilletés. Moyennement profond, caillouteux, le taux de matière organique est faible, ceci est dû à la pauvreté en cet élément de la roche initiale. Les racines, s’insinuant dans les parties délitées des feuillets schisteux, suivent le sens du pendage et pénètrent plus profondément dans le schiste. Les porte-greffes parfaitement adaptés au climat particulièrement chaud en été se décomposent en deux parties et sur deux étages. Le premier système racinaire se trouvant sur les hauts de coteaux à environ 30 cm de la surface, va capter les eaux de pluie. Le deuxième par expansion racinaire verticale descendra pour capter les réserves d’eau en profondeur.

Repos et enherbement naturel des sols durant l’hiver. En perpétuelle et constante évolution les jeunes plants viendront remplacer les vieux ceps fatigués. Nourrir la terre d’amendement organique est indispensable, l’objectif afin de produire de grands vins, étant de favoriser les processus naturels d’évolution biologique des sols. Ensuite, les premiers labours auront lieu fin mars début avril. Le but étant d’obliger les racines secondaires à descendre profondément afin d’aller puiser les éléments issus de l’altération de la roche mère. Particularités très recherchées qui vont mettre en évidence le goût de terroir.

Le cépage qui domine les assemblages est la Syrah. Remarquablement aromatique sur les schistes, structurée colorée aux notes souvent animales. Le Grenache noir apportera la finesse et l’élégance, le faible pourcentage de Mourvèdre la complexité.

Les plantations à 6400 pieds/ha sont conduites en palissages hauts et en double cordon de royat. Les exceptionnelles rentrées maritimes qui ont lieu en général en fin d’après-midi, vont tempérer les excès climatiques et ralentir la maturité des fruits en retardant ainsi la période de récolte. Le travail sur les palissages va favoriser la pénétration de la lumière dans le feuillage à la recherche de la parfaite maturité des fruits. Enfin, les soins et l’exigence apportés régulièrement permettront de récolter à l’automne les meilleurs raisins pour donner le vin nouveau. Ce temps des vendanges marquera l’aboutissement d’une année de dur labeur.