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Les Vignes Oubliées

 Les vignes oubliees 3

" Jean-Baptiste Granier, jeune ingénieur agronome, a démarré le projet des Vignes Oubliées avec le tutélaire Olivier Jullien. La démarche est singulière, autant que méritoire, elle est née du désir de conservation de vieilles parcelles sur la commune de Saint Privat, un bout du monde comme le Languedoc en possède tant, condamnées par la logique économique coopérative, désormais cultivées en partenariat avec leurs propriétaires. Peut-être plus anecdotique mais tout aussi touchant, les vins sont élevés bien au frais dans une grotte, ancien moulin à huile. La cuvée éponyme en Terrasses du Larzac s'affirme depuis ses début, en 2007, comme un vin soigné et expressif, porteur d'un vrai message de terroir. Dans un style pimpant et digeste, la cuvée déclarée en Languedoc est un pur bonheur. Basée sur la Clairette, le blanc est adroitement cadré par l'élevage en bois. Les vins : la gamme, réduite et cohérente, ne montre aucune faille en 2014, millésime pourtant bien délicat à gérer dans les zones les plus en altitude des Terrasses du Larzac. Bienvenue dans le guide à ces vins qui prouvent que la sauvegarde d'un patrimoine ancestral peut déboucher sur une intelligente modernité de goût ! "

La Revue du Vin de France 2017

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" Jean-Baptiste Granier, initié aux meilleures sources du vin languedocien, s’applique avec talent à faire renaître ces Vignes Oubliées sur des parcelles d’altitude de Saint-Privat, en haut des Terrasses du Larzac. Le résultat sonne fort depuis le premier millésime, 2009. Les vins : 2015 sera grand et les 2014 confirment les promesses. La cuvée de l’appellation régionale remet à l’honneur un cépage, le Cinsault, trop souvent cantonné à la production de rosé. Le Terrasses du Larzac incarne la notion de tannin fin et aérien. "

Bettane & Desseauve 2017 noté 3 étoiles

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Les Vignes Oubliées est un négoce vinificateur, les raisins proviennent de très vieilles vignes d’altitude (300 - 400 mètres) de sélections ancestrale. Raisins provenant d’un collectif de paysans travaillant naturellement des petites parcelles au milieu des bois sur la commune de Saint Privat. Le vin est vinifié et élevé par Jean-Baptiste Granier.

" Pouvez-vous nous dire en quoi ce lieu est propice à la culture de la vigne ?

J-B Granier : Déjà comme vous pouvez le voir c’est beau. L’esthétique d’un lieu, le fait de s’y sentir bien, sont des indicateurs de qualité du terroir et de la vigne qui y a élu domicile. Nous avons à Saint-Privat un terroir d’altitude du Languedoc. La composition du sol est riche : Schiste ; grès ; argilo-calcaire. Tous ces éléments participent à la magie du terroir et des vins qu’il produit.

Quelles sont les caractéristiques du terroir viticole de votre vin ?

Le terroir de Saint-Privat est au coeur des Terrasses du Larzac. C’est un terroir qui bénéficie de la générosité du Languedoc couplé à la fraîcheur du Larzac. De plus, l’altitude (jusqu’à 350 mètres) et ses sols aux terroirs schisteux en font un terroir d’exception. Saint-Privat se situe sur différentes vallées et donc les vignes ont accès à plusieurs expositions.

Cela fait maintenant quatre années que vous vous êtes lancés dans cette aventure, quels ont été les éléments déclencheurs à la base de cette histoire ?

Je crois que ce qui a primé c’est l’élément humain. Avant tout, il y a eu la rencontre avec Olivier Jullien. Une rencontre unique et riche en expériences. Olivier est sûrement l’un des plus grands chercheurs de terroirs du Languedoc. Il est le fil conducteur qui m’a permis de me lier au terroir de Saint-Privat. Ensuite l’autre élément déclencheur a été les tests que nous avons réalisés en 2007 sur le raisin des Vignes Oubliées. J’étais à l’époque en stage chez Olivier dans le cadre de mes études d’ingénieur agronome. On a été surpris par la beauté du raisin des " Vignes Oubliées " et on a voulu voir si la traduction en vin était tout aussi belle.

Pourquoi avoir choisi ce nom évocateur de " Vignes Oubliées " pour votre vin ?

On a choisi ce nom pour une raison assez simple, qui est que ces vignes avaient de fortes chances de disparaître. Elles allaient tomber peu à peu dans l’oubli car elles ne correspondaient pas à la culture des caves coopératives de production. On a décidé de s’adapter aux rendements et au travail que nécessitaient les vignes, et on a fait en sorte que tout le monde s’y retrouve, les vignerons, les consommateurs et nous-mêmes. Donc tant que ce nom existera sur nos bouteilles, ces vignes ne s’oublieront pas.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce contexte particulier avant votre arrivée ici ?

Avant notre arrivée les raisins allaient à la cave coopérative. La culture de montagne propre à Saint-Privat, l’aménagement et le temps nécessaires à la culture des vignes faisaient que celles-ci n’étaient pas suffisamment mises en valeur. Le système productiviste n’était donc pas adapté aux " Vignes Oubliées ", et les vignerons avaient beaucoup de difficulté à en vivre.

Vous étiez accompagné au départ de cette initiative d’Olivier Jullien. Quel rôle a-t-il joué dans la mise en place du projet ?

A mon sens Olivier a joué le rôle d’initiateur dans ce projet. Il a réuni les conditions pour que l’aventure puisse avoir lieu. Je peux dire qu’il a été un peu comme un parrain. C’est un homme d’expérience qui avait une légitimité incontestable sur ce terroir. Notre rencontre a réellement été décisive, c’était une source de motivation. Le vin n’est pas une affaire solitaire, on ne peut pas tout faire seul, la participation collective est primordiale.

Pour votre part, vous êtes fils de vigneron et ingénieur agronome, ressentez-vous cette aventure comme une vocation ? 

Oui je crois qu’on peut le dire. Mon grand-père et mon père m’ont transmis cette culture viticole depuis très jeune. Ils ont partagé ce savoir-faire, l’envie a eu le temps de mûrir. L’idée de faire du vin dans le Languedoc s’est donc vite imposée comme une évidence pour moi. Le travail du vin est difficile et risqué car chaque année on remet tout en jeu, mais malgré tout le plaisir est premier.

Vous avez, avec Olivier Jullien, en quelque sorte " sauvé " ces vignes qui étaient sur le point d’être abandonnées. Quel contact avez-vous eu avec les vignerons propriétaires ? Et quelle relation entretenez-vous actuellement avec eux ?

Je dirais que la nature de cette relation n’a pas vraiment changé. Elle a toujours été basée sur l’échange. On a tout de suite eu l’intention de travailler ensemble. La force des " Vignes Oubliées " c’est de faire en sorte que chacun contribue à sa manière avec envie. Il fallait que les vignerons sortent de l’anonymat. Nous avons réussi à faire converger ce projet vers une viticulture plus juste, plus propre, plus humaine.

Qu’est-ce qui vous a conduit à vous dire que ce projet en valait la peine ?

Je crois que le principal déclic a eu lieu lors de la dégustation de la cuvée 2007. Le test était positif, le plaisir était au rendez-vous, l’enthousiasme a logiquement suivi. D’autre part l’aventure humaine ne demandait qu’à se faire. A partir du moment où on avait réuni ces deux conditions, on ne s’est pas posé plus de questions, et le projet a pu commencer.

Quels changements avez-vous mis en place lors de votre arrivée ?

Le principal changement fût le passage en Agriculture Biologique. Les vignes n’étaient pas soumises à des traitements chimiques intenses et déraisonnés. La principale problématique venait de l’utilisation des désherbants dans certains sols. Nous avons, d’un commun accord et effort, remédié au problème. La raison qui explique ce passage en Agriculture Biologique est la perspective durable dans laquelle il nous semble logique de nous inscrire. Le plaisir du consommateur est très important mais il ne doit pas empêcher le respect du sol, et mettre en danger la santé de ceux qui le travaillent. Chaque étape doit être satisfaisante, du travail de la vigne jusqu’à la dégustation.

Vous êtes désormais autonome, et seul capitaine à diriger cette aventure, puisqu’Olivier Jullien vous a entièrement laissé le projet. Comment voyez-vous l’avenir proche ?

L’aventure continue plus que jamais. Il n’y a pas de grands changements à venir. La nouveauté c’est la création d’une cave plus proche des vignes, à Saint Jean de la Blaquière. Jusqu’à maintenant le vin des " Vignes Oubliées " était hébergé au Mas Jullien.

Si vous deviez décrire le breuvage des " Vignes Oubliées " en quelques mots, quels seraient-ils ?

" Les Vignes Oubliées " c’est un vin de rencontre, de partage et d’équilibre. C’est un équilibre doux et serein à l’image du terroir de Saint-Privat. La générosité de ce vin et la qualité de ses tanins font qu’on a envie d’y revenir. C’est le plus important car le vin est fait pour être bu et... rebu. "

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  • Les Vignes Oubliées - Autour du Cinsault 2015

    Les Vignes Oubliées - Autour du Cinsault 2015

    Languedoc - Vin Rouge - 75 cl - Expressif et subtil, sur des arômes de fruits rouges (cerise griotte) et noirs (mûre, cassis), d'épices (réglisse, cannelle), de garrigue, de menthol, de fleurs (rose fanée) et des notes boisées (vanille). (Distinctions : Bettane & Desseauve 2017 cuvée 2015 noté 16/20 - La Revue du Vin de France 2017 cuvée 2014 noté 15.5/20 et coup de coeur)

    12,50€ TTC

    Détails

  • Les Vignes Oubliées Rouge 2015

    Les Vignes Oubliées Rouge 2015

    Terrasses du Larzac - Vin Rouge - 75 cl - Le fruit et la fraîcheur restent les fils conducteurs de cette cuvée. La subtilité aromatique est soutenue par des tanins raffinés. La précision demeure et la saveur persiste pour notre plus grand plaisir ! (Distinctions : La Revue du Vin de France 2017 cuvée 2014 noté 15.5/20 et coup de coeur - Bettane & Desseauve 2017 cuvée 2014 noté 17/20 et coup de coeur)

    18,90€ TTC

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